jeudi 4 février 2016

Le sourire du plombier ...

Nous avons eu ces dernières semaines, Sweety et moi-même, pas mal d'occupations et préoccupations qui ne m'ont guère laissées assez de temps pour venir vous donner ici de mes nouvelles. 
 
Certains vivent très mal cette absence et c'est Martial le premier et le seul, fidèle lecteur, qui s'en est plaint, menaçant de ne plus venir me lire si je ne faisais pas un effort de régularité, (Jean-Philippe, je sais que tu  n'en penses pas moins). La vie faisant bien les choses (mais pas toujours), cette menace a coïncidé avec la visite impromptue,  hier soir, de notre plombier, dont je m'en vais maintenant vous faire le récit...
 
Tandis, en effet, que je me débattais hier au soir avec ma douce progéniture afin que chacun reste à table et dîne en respectant certains codes de la bienséance, l'interphone a sonné. (Nous habitons au 1er étage, il était donc trop tard pour me départir de mon tablier, me lisser les cheveux et me remettre du rouge à lèvres parce qu'il aurait fallu que j'en achète, je me suis donc contentée de jeter mon pyjama sous le lit et mes chaussons à pompons pour enfiler à la hâte ma paire de jean's et de sleepers, il n'était somme toute que 19h30...).
 
Le plombier, un jeune homme, grand, viril et tout à fait connecté aux usages de notre époque, est arrivé tout sourire pour examiner "d'où [venait] la fuite" dont lui avait parlé Sweety plus tôt par téléphone pour lui permettre d'établir son devis.
Tout  à son devoir, il a donc sans prévenir, plongé en une fois, les trois quart de son corps replié (ce qui a son importance), dans le placard se trouvant sous notre évier.
 
A ce stade de sidération (au sens premier du terme) je te passe, Martial, le récit des détails scabreux de ce qui nous attend en terme de casse et de travaux, de poussière et de toilettes au gant, de braux à remplir au puits en attendant que l'eau ne coule de nouveau au robinet, de machines à faire tourner sur cycles courts dès l'arrivée de Sweety, chargé de  ré ouvrir la vanne et d'alimenter entre autres notre chasse d'eau. Le pire est ailleurs...
 
 
Le plombier.
Sa raie.
 
J'aurais donné n'importe quoi pour que mon Sweety soit là, à ma place.
Il est en effet, des conversations qui doivent se tenir entre hommes et entre hommes seulement (face to raie).
 
Tentant tant bien que mal d'éloigner les petits de ce spectacle si peu amène qu'offrait la position "plombiétale",  je répondais moi même de mon mieux aux questions de ce dernier, me gardant bien de tourner la tête dans la direction de l'évier ...
 
ManDieu ce spectacle de tirelire offerte au monde avec toute la pilosité qu'induisent la virilité et la force de l'âge, me laissent encore aujourd'hui sous le choc.
 
Désolée Martial, ça n'était sans doute pas le billet que tu aurais aimé lire ici, mais il me libère des abîmes du moche et grâce à cette catharsis, je vais pouvoir de nouveau reprendre sereinement le cours de ma vie.

Je t'embrasse.

lundi 25 janvier 2016

Mimosa ...



Ce week-end m'a comblée.
Je crois que j'ai réalisé tous les points de ma to do list et même sans doute un peu plus si on compte la sortie trottinette des deux grands dimanche en deuxième partie d'après-midi, devant l'église.

J'avais dit : "je moutonne et je fais moi aussi ma couronne de Mimosa".


 
Dont acte.




Avec un matériel un peu douteux de garagiste, pour une fleuriste en herbe, mais enfin, juste avant le dîner de samedi soir elle était faite ET accrochée (merci Sweety !). 
 
Et puis j'avais aussi prévu de cuisiner, je ne savais pas jusqu'à quel point, mais j'avais deux trois recettes sous le coude qui me faisaient drôlement envie. 
Pour l'organisation et le dîner de ce soir, j'ai préparé des légumes rôtis, toujours assez rapides à faire et que tout le monde aime. Je veux dire que, si tu n'aimes pas la pomme de terre il y a de la patate douce, si tu n'aimes pas la patate douce, il y a de la carotte et si tu n'aimes pas la carotte et que tu détestes le curcuma, tu vas te coucher parce tous les légumes sont cuits avec du curcuma.

Bref, j'avais surtout deux "petits" défis à relever, le bowl-cake banane-matcha de Cléa Cuisine et son riz au lait cannelle-châtaigne ... Eh bien ce fut une vraie réussite figurez vous ! Même si le petit gâteau au thé matcha n'a plu qu'à moi, le riz au lait, lui, tellement régressif, a séduit tout le monde ! Et puis disons le, je suis désormais très fière de réussir tous ces petits délices qu'auparavant je n'aurais jamais tenté de réaliser... #41AnsQuoi ... 

Sweety avait par ailleurs rapporté dimanche matin un livre de recettes végétariennes (déniché chez Monop'), dont j'ai tout de suite eu envie de tester au moins une recette. J'ai choisi de faire la quiche au tofu fumé carottes et graines. J'ai trouvé ce livre de cuisine très sympa parce qu'il propose des recettes avec 3 ingrédients réalisables en 15 minutes. Le top pour une amatrice comme moi ! Bon, j'ai mis un peu plus de 15 minutes à cause des tagliatelles de carottes et de leur mise en place, mais ça valait le coup, visuellement la quiche était engageante et gustativement une belle découverte avec le tofu fumé (au sésame, parce que c'est ce que j'avais dans mon frigo). 
  

Voilà et pour assaisonner ce merveilleux week-end, il y a eu des cris, des disputes, des fous rires, des lectures, des devoirs, des placards triés, des jeux entre petits, des complicités, mais aussi des exigences déçues, des nuits encore et toujours trop hachées et plusieurs fois la triste sensation de n'être pas vraiment à la hauteur avec les petits (j'ai ressorti mes lectures ... Merci Au petit Bonheur qui nous donne tant de pistes de réflexion sur le sujet de la bienveillance et de l'éducation positive que pourtant j'ai des fois bien du mal à mettre en place ... y'a du boulot !) ...Et pour mon plus grand plaisir, il y a eu un très bon thé dans cet endroit que j'adore, avec ma copine Carine, le Supercalifragilis.

Demain, nous emmènerons notre Couiny faire des examens médicaux un peu plus approfondis pour essayer d'y voir plus clair dans ce "faux asthme" qui ne lui rend pas la vie facile et demain soir, je retrouverai la marraine de notre Couiny, ma moumou, autour d'un petit dîner entre nous ...cette simple perspective me réjouit... Le fait d'être en Vie et de bien la chérir, avec mes maladresses et ma volonté de faire mieux, chaque jour, je chéris cette Vie et je Lui rends Grâce. Je pense aujourd'hui particulièrement à cette chère Marquise, son époux et ses enfants. La vie est Belle il ne faut passer à côté de rien.

jeudi 21 janvier 2016

Mon chou ...

Hier, mercredi, j'ai fait une tarte aux pommes et à la cannelle pour Sweety. On s'était quitté le matin sur une humeur bileuse "citron gingembre" et je voulais rétablir le PH pour son retour au nid le soir. Au nid, la tarte aux pommes est le "dicament " (dixit Chouiny) qui soigne et réconcilie...
 
Poussée par la tendresse et dans ma grande mansuétude de femme à la maison le mercredi ET parce que Sweety (Capitaine de police du légume esseulé au nid), avait ironisé, quelques heures de médisance plus tôt, sur le sort de "ce pauvre chou vert" qui "jamais ne serait cuisiné", j'ai eu envie d'occuper ma cuisine et de faire chauffer mes casseroles ...
J'ai le chou un peu fier.
 
Décidant à la Darroze que j'allais "composer", pour ce faire, avec ce que j'avais en tête et surtout dans mes placards, je me suis lancée.
 
C'est donc tout naturellement, que je viens ici vous livrer les secrets de ce chou d'hiver vert, (en toute modestie) (même si je suis à deux doigts d'ouvrir mon restau sur cette recette) ....
 
 
Achetez donc un chou vert, libérez en les plus belles feuilles que vous ferez blanchir dans une eau bouillante et salée pendant un quart d'heure.
Pendant ce temps, préparez une sauce béchamel (1/2 litre de lait porté à ébullition, 40 gr de beurre qu'on y laisse fondre et 3 cuillères à soupe de farine qu'on y incorpore en tentant d'éviter les grumeaux et en ayant au préalable bien diminuer l'intensité du feu) et sortez de votre congélateur ce foutu sac de julienne bio acheté chez Picard un peu tôt.
 
 
La béchamel attend (je ne dis pas "réservez la béchamel", je dis qu'elle attend, c'est qui le chef ?), vous avez jeté dans un saladier votre julienne, quelques petits morceaux d'ail et d'oignon que vous mettez à décongeler au micro ondes. Je suis une femme moderne.
 
Pendant ce temps, égouttez vos feuilles de chou et sortez un moule à gâteau d'un beau diamètre et d'une belle hauteur. Tapissez ce moule de vos feuilles.
 


 
Mettez à mollir (je me contre fiche du lexique culinaire, j'ai MA poésie) du vermicelle de riz, dans un peu d'eau tiède et pendant ce temps,  mélangez votre béchamel à vos légumes qui constitueront, additionnés d'une généreuse dose de parmesan, l'appareil de cette recette au chou... 
 
 
Déposez sur ce lit de chou, où soi-disant "toutes les filles naissent", la moitié de votre garniture de légumes et en deuxième lit, couvrez de vos vermicelles de riz déjà prêts et égouttez. C'est un plat d'hiver.
 
 
Couvrez le tout du reste de votre garniture de légumes, puis abaissez vos feuilles de chou.
 
Saupoudrez de parmesan.
 
 
 
 
Couvrez, pour en finir, la préparation avec les dernières feuilles de chou (que vous aviez "réservé"... même si j'avais oublié de le préciser avant).
 
 
 
Faites préchOUffer votre four à 190 degrés (sauf si vous avez eu la tendresse de faire une tarte aux pommes juste avant et que donc par la plus grande magie de l'organisation (Alphonsine ... si tu me lis) le four est DEJA chaud et laissez en paix 40 minutes. Ne faites plus rien.
 
40 minutes plus tard, admirez, puis démoulez (j'ai mon vocabulaire culinaire si je veux). Laissez trôner en évidence pour susciter les "Ah !" et les "Oh !" qui ne viendront pas parce que vous êtes seule.
 
Vue de drone.
 
  Vue de biais.

Le chou en hiver, c'est pas une calamité, c'est la porte ouverte à tous les possibles.
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