jeudi 5 mars 2015

Paris ...


Les employés de la Ville au petit matin, qui balaient au rythme de la musique, les écouteurs vissés aux oreilles et trainent leur balai plus qu' ils ne le poussent;
Les hipsters, un sac dans le dos, mode trappeur, qu' ils n auraient jamais accepté de porter pour aller au lycée;
Les garçons de café, pressés par le froid , en petit blouson, cheveux gominés et poings serrés au fond des poches;
Les coups de klaxons aux heures de pointe et carrefours encombrés;
La valse des bus, aux terminus;
Le soleil qui se lève entre deux avenues;
Les gyrophares des engins, dans les rues toujours en chantier;
Les insoumis qui traversent, trottinant, en dehors des clous;
Les coups d'épaules, les sacs qui frottent aux passages piétons;
La musique forte dans les Starbucks qui donne déjà le rythme;
Les livreurs partout à cheval, sauf sur les principes;
Les trottinettes, les vélib et les scooters qui se faufilent, à leur risques et périls ;
Les Mies câlines  et les Brioches Dorées;
Les pas pressés et les mines renfrognées...  
 

vendredi 27 février 2015

Maman part au bureau ...

En relisant quelques articles du blog, je me suis aperçue que j'avais un jour évoqué l'éventualité d'un billet concernant mon retour au bureau et ses conséquences sur notre vie au Nid ...
J'avais dit ça et puis, prise par le tourbillon de la vie et les vicissitudes du quotidien (c'est mon 1/4 d'heure des grandes phrases) j'avais oublié, patate.
 
Voici donc désormais un peu plus de 5 mois que ma vie de maman au bureau, un jour à Rio un jour à Janeiro et surtout entre Saint Lazare et la ligne 13, a finalement repris.
Je quitte donc la maison à 7h00 le matin (quand Sweety sait se passer de mon aide où que, ne supportant plus l'agitation matinale du Nid, je finis par partir en courant) pour avoir le train de 7h18 et  retrouver sur le quai ma copine Anne-Sophie...
J'arrive au bureau vers 8h00 (sauf si j'ai cassé un talon de chaussure et que je dois finir à cloche pied, donc) et j'en repars à 16h45 afin de récupérer mes petits : d'abord Couiny à la crèche vers 17h 45, puis son grand frère Fouiny qui est sensé sortir de l'étude à 18h00 mais ne quitte finalement jamais avant 18h15 (sans son cache col, où sans son sac de piscine) et là, la pression commence à monter...
 
Couiny, qui est épuisée de sa journée de crèche, couine dans la poussette, pendant que nous "patientons" devant l'école.
Je presse donc Fouiny dès que je l'aperçois et je croise les doigts pour qu'il n'ait rien oublié sous le préau, sur le porte manteau dans le couloir, dans la classe, dans la cour, sous l'escalier, au réfectoire, à l'étude ... Nous filons ensuite récupérer Chouiny, une rue plus loin, elle reste le soir à la garderie, il est alors 18h30.  Pendant ce temps, Couiny continue de couiner; maintenant elle a faim. Elle nous met à tous la pression. Je presse donc Chouiny qui, les cheveux ébouriffés, arrive, fatiguée comme c'est pas possible mais avec toutes ses affaires. Elle hésite souvent avant de chouiner quand nous arrivons.  La plupart du temps, c'est sur les 50 mètres qu'il nous reste à parcourir jusqu'à la maison, qu' elle se décide finalement à chouiner, au motif qu'elle est fatiguée, que son frère l'a regardée, touchée, poussée, a secoué ses fesses sous son nez, lui a parlé etc.
 
A ce stade, j'ai envie de proposer un jeu dans lequel maman partirait immédiatement sur une île déserte, où une bassine de mojito bien frais l'attendrait. Usée par toutes ces pleurnicheries, lestée comme un baudet, à deux doigts de l'otite nerveuse, je cherche encore à leur parler avec gentillesse, m'enquérant des maux de chacune pour au final tenter de faire taire cette sirène en stéréo. En vain.
Fouiny  pendant ce temps, égale à lui même, saute dans tous les sens bien que fatigué. Aussi. 
 
Nous arrivons à la maison vers 18h35, j'ai l'impression d'être Zézette dans le Père Noel est une ordure, tellement tout un tas d'affaires est accroché à mon caddie ma poussette. 
Nous entrons dans l'appartement, je suis tendue comme un string, prête à tout quitter pour mon île déserte. Les petits entrent, aucun ne lit les affiches que j'ai eu la fine idée de coller dès l'entrée, je redis donc qu'il faut retirer les chaussures, ramasser les manteaux, les accrocher et aller DE TOUTE URGENCE SE LAVER LES MAINS.
 
A ce stade, je suis au bout du rouleau, ou presque.
Couiny n'a pas cessé de râler, mais maintenant c'est parce qu'elle a faim. Elle boufferait un bœuf, mais elle va devoir attendre que je lui ôte son manteau de laine "serré serré", son gilet, sa cagoule, son écharpe, ses chaussures. Elle couine depuis 3/4 d'heure s'en est insupportable, mais j'ai ma petite chanson dans ma tête, un verre de mojito imaginaire dans la main.
 
De leur côté, les grands se chipotent, Chouiny en profite pour trouver un nouveau motif pour chouiner : Fouiny ne la laisse pas terminer ses phrases, ranger ses chaussures, lui a marché sur les mains, a fait tomber son serre tête Reine des Neiges etc etc ...
Couiny est enfin en pyjama, je réchauffe son blédichouf . Il est 18h45 (j'ai l'impression pourtant que le temps a filé et que nous sommes en retard sur le planning (hâte que tout le monde soit couché, c'est le seul impératif du planning). Pendant ce temps, je rappelle aux deux autres qu'ils doivent  mettre leurs vêtements au sale ou sur leur cintre respectif puis enfiler leur pyjama.  
Bon an mal an ils finissent par y parvenir, Chouiny arrivant dans le salon avec un problème de fesses qui grattent et Fouiny avec le nez qui coule.
Si tout se passe bien, les plus grands passent à table à 19h00 (c'est une souplesse logistique que mon corps a deux bras m'a imposé puisque je ne parviens plus à nourrir tout le monde en même temps pour 18h30, Couiny râle beaucoup trop pour que je supporte de la faire attendre davantage).
A ce stade Couiny est rassasiée MAIS continue de couiner parce qu'elle est visiblement très fatiguée, ou simplement par principe, je ne sais plus trop.
 
Je me hâte de mettre la table pour les deux plus grands et de préparer leurs plateaux que je leur demande de débarrasser seul une fois leur repas terminé. Pendant qu'ils dînent face à face et cherchent un sujet pour se contrarier l'un l'autre, je file changer Couiny, lui nettoie le nez, les mains et  change sa couche après lui avoir administré sa dose de Flixotide et de ventoline si besoin (nous en sommes à la deuxième infection pulmonaire en 1 mois et demi, il faut donc parfois ajouter un traitement antibio et une dose de doliprane quand les poussées dentaires sont difficilement supportables pour elle). En bruit de fond, j'entends Chouiny qui m'appelle, se fait interrompre 100 fois par Fouiny, monte le son pour être mieux entendue et finit parfois par se fâcher contre son frère qui l'énerve, l'éneeeeeerve. 
 
De mon côté je ne réponds pas, de toute façon entre les couinements de Couiny, les interventions de Fouiny et la distance qui nous sépare toutes les deux, je n'entends plus rien. Je couche enfin Couiny et j'arrive dans le salon, exténuée. Je m'agace auprès des deux ainés qui auraient pu mieux s'entendre et faire moins de bruit, puis je les presse pour qu'ils terminent. Il est 19h15, je leur dis "nous sommes en retard sur le programme" (= aller vite se coucher)...
Bref, je ramasse les miettes qu'ils ont semé autour des plateaux, des tabourets, de la table, au pied du canapé. Mes yeux me piquent,  je regarde ma montre.
J'espère que Couiny qui dort dans la même chambre que son frère et sa sœur, va vite s'endormir pour que je puisse vite les coucher aussi. MAIS, j'attends un peu quand même qu'elle soit bien endormie pour être certaine qu'ils ne la réveilleront en rejoignant leur lit. Nous lisons donc 2 histoires pour patienter, chacun choisit la sienne et nous disons chacun notre prière (classiquement Chouiny prie la Sainte Vierge pour que ses ongles poussent et qu'elle puisse mettre du vernis à paillettes, Fouiny prie pour que Couiny dorme bien et que l'on soit une famille heureuse et moi je prie pour aller vite me coucher, merci Seigneur).
 
Il est ENFIN 19h50, les enfants ont brossé leurs dents, sont allés aux toilettes, tentent le tout pour le tout afin de retarder le moment de se coucher et donc ont oublié la prière, voudraient une autre histoire, cherchent un ultime prétexte qui finit par m'exaspérer et nous nous quittons fâchés, les nerfs en pelotes de laine bouillie pour ma part.
 
20h00 chacun est couché, on est en retard sur le programme, il me reste sans doute une lessive à étendre, deux trois trucs à ranger, la table à dresser pour le dîner des "adultes". J'envoie un sms à Sweety pour qu'il ne fasse surtout pas de bruit en rentrant "LES ENFANTS SONT COUCHES" ... et ENFIN je vais faire pipi.
 
Bien évidement, il est des soirées plus douces, où l'un des deux grands me propose son aide ou accepte de me donner "un petit coup d'aide" si je lui demande et là, quel plaisir !
La douche est prévue un soir sur deux pour les enfants parce que je ne peux pas être partout et qu'un soir sur deux cela me laisse un peu de "mou" ... pour faire autre chose.
 
Voilà, la reprise s'est bien passée, mais c'est étrange, j'ai l'impression que le rodage n'est pas terminé ... On en reparle dans 6 mois, d'ici là les enfants auront grandi !

jeudi 26 février 2015

Un grand pas pour l'homme ...

Tchuss ! bon j'ai un peu modifié la formule dans le titre du billet, à des fins personnelles mais, que veux-tu ? Je suis une mère AVANT TOUT et par conséquent j'arrange à ma sauce ce qui m'aide à valoriser mes petits ...
 
En l'occurrence, il s'agit ici de notre Couiny d'Amouuuuuur, qui a fait ses premiers pas, samedi, sur ses terres, en Champagne !
C'est en effet en présence de sa Mamie qu'elle s'est lancée, alors que nous ne prêtions guère attention à ses prouesses, papotant, un bon thé à la main.
3 ou 4 petits pas, d'un jouet à la table, ses petites mains potelées se posant sur le rebord de la table et hop ! Le tour était joué !!! J'étais comme une dingue !!! et fière, mais fière .... Je ne dis pas les randonnées dans lesquelles ensuite elle s'est lancée, s'étonnant elle même de cette liberté acquise, et fière, mais fière, comme par contagion !
Bon, évidemment, il va falloir encore travailler tout ça et les premières chutes arrivent avec l'entrainement, là j'avoue que je flippe pour elle, mais je la laisse faire, plus que les deux premiers, que j'ai élevé dans un monde de ouate et cellulose, à deux doigts de breveter une combi en mousse pour pas qu'ils se blessent, les oiseaux. 
 
 

jeudi 19 février 2015

Bibiche, le retour ...

Bon maintenant que vous connaissez la recette du gâteau aux pommes par cœur, je reviens vous donner des nouvelles...
 
Les petits 1 et 2 sont partis en vacances chez papy et mamie, au grand air. Nous les rejoindrons dès demain, mais visiblement, ils ne s'ennuient pas.
J'en ai pour pour preuve, notre dernière conversation téléphonique avec Chouiny, qui m'expliquait que son grand frère passait son temps à lui dire "sens mes fesses, sens mes fesses ...".
Le grand air aura visiblement favorisé l'imagination et les jeux se seront, à la faveur de plus d'espace, bien diversifiés. Avec Sweety, nous sommes des parents fiers.
 
Bref, de notre côté, nous avons eu la joie de ne plus nous demander le soir ce que nous allions préparer pour le dîner (un navarin d'agneau, un kouglof ou une pièce montée), le traiteur pour 2 coûtant moins cher que pour 4, nous avons fait travailler les commerçants du quartier... ainsi que le caviste.
 
Bref, à moi AUSSI les dîners avec les copines (salut ma Carine si tu passes), à moi les parties thé (salut ma Shirley si tu passes), à moi les parties blabla sur de beaux projets dont je reparle ici bientôt (salut Marie-Sophie si tu passes).
Enfin, je déjeune ce midi avec ma copine Margueritte et les festivités seront ainsi bouclées, les kilos en trop ainsi obtenus, aussi.
 
Mais je dois dire que je t'ai aussi caché un évènement qui m'a récemment empli le cœur de joie ... Car qu'est ce qui fait plus plaisir à une bloggeuse que de rencontrer une autre bloggeuse je te le demande ? Bien sur, rencontrer Jean-Luc Lahaye, est aussi un rêve, mais ça vient en deuxième ... d'ailleurs puisqu'on en parle, je dois reconnaître que son actualité m'a fait réfléchir ...
 
C'est donc sans y croire tout à fait, et c'est là que c'est encore "meilleur", que nous nous sommes données rendez-vous Filo et moi-même autour d'un déjeuner, profitant de son passage à Paris pour ce salon.
 
Je n'aime pas faire envie, mais franchement, je peux dire que c'était vraiment très chouette de passer ce moment ensemble, tout était simple, un peu comme si on s'était déjà vu... Du coup, je dois dire que maintenant je m'en fiche un peu de Jean-Luc Lahaye et au fond de moi même je caresse l'espoir de revoir Filo dans sa colline ou ailleurs (dans ma Champagne plate) ... (ci-dessous photo souvenir de quand on s'est quittée ... pour titiller ta corde sensible)
 
 
Voilà, je crois que tu sais tout de mes dernières péripéties ...
 
Enfin, non il y a eu aussi ça ...
 
Un bon chocolat chaud le dimanche quand nous sommes remontés sur Paris avec juste notre Couiny ... (merci Marraine !)

 



Un saut dans le coin d'Opéra un midi ...


La visite d'une très chouette expo à la Pinacothèque, d'où je suis sortie un peu frustrée car trop de monde (donc grosse envie de se bagarrer toutes les 5 minutes pour voir un tableau), mais merci à mon Sweety de m'y avoir invitée pour notre Saint Valentin ...





Allez, maintenant il faut que je reprenne des forces pour préparer mon week end famille "presque nombreuse" ... Inspirez .... Soufflez ...

samedi 7 février 2015

Recette de gateau aux pommes ...

Le mien sort tout juste du four, je ne l'ai donc pas encore gouté ... mais, comme je l'ai trouvé très sympa à faire (même quand on a une petite Couiny dans les pattes qui s'obstine à sortir son assiette du placard pour dire à sa môman qu'elle A FAIM !!!! tout en poussant les cris d'un bébé Panda abandonné) avec des ingrédients qu'on a toutes toujours sur le coude, je partage donc la photo du gâteau aux pommes à l'italienne et la recette !

Si vous voulez, au passage, en  savoir plus sur cette jeune blogueuse végétarienne c'est ici chez Antigone XXI.


Enfin pour finir, je vous recommande vivement la lecture de ce livre de Lionel Duroy (le seul de cet auteur que je connaisse pour tout dire) Priez pour nous. L'histoire est celle d'une famille aristocrate "pour moitié", désargentée complètement, qui va devoir quitter son logement dans le beau Paris pour  aller s'installer dans une HLM... Le récit est à la fois touchant, amusant et montre aussi à quel point chacun essaie de s'en sortir, avec "les armes" qu'il a ... Donc si vous allez à la librairie cet après midi achetez le !

Bon samedi  à toutes (et à tous ?)