lundi 29 mai 2017

Lifting ...part two

Chère communauté (je fais comme si on était "si" nombreux, parce que ça me plait),

Vous vous souvenez probablement de mon billet sur cette cure de rajeunissement que j'entamais en passant mon permis de conduire il y a peu...
Je ne vous laisse pas plus longtemps dans le désarroi (mais si, je te connais), pour vous annoncer la suite du programme de rajeunissement.

Je retourne à l'école !

Evidemment, ça ne va pas tellement jouer sur l'élasticité de ma peau.
Mais sur celle de mon cerveau OUI !
Un "heureux concours de circonstances" (on donne aux évènements la joie qu'on souhaite en tirer) me pousse en effet à prendre un nouvel élan.

Je vais faire à la vie le cadeau qu'elle m'a donné, en me préservant de tous maux incurables, de manque de moyen, d' handicap et que sais-je encore; je m'offre donc, enfin, la possibilité de changer le cours des choses ... Puisque rien ne m'en empêche désormais, puisque mon Sweety, ma famille, mes amis,  les Macron, mes enfants, me soutiennent et que j'y crois plus que tout, j'ai décidé de me former au (x) métier(s) de la communication et du marketing digital. Ca n'est pas un gros mot, les gars, c'est un avenir  !

Comme à 40 ans (j'ai arrondi, t'inquiète, c'est pas toi qui sais pas compter) on est enfin à l'aise comme Catherine Deneuve (j'ai aussi arrondi pour elle) avec le vertige de la vie, je me sens plus déterminée que jamais, prête à tout reprendre par le menu pour exceller dans mon art .
La vie, que j'aime, est tout de même parfois cruelle et je ne vais pas attendre qu'elle se présente sous son mauvais jour pour m'épanouir.

J'ai donc choisi de suivre une formation continue et de postuler dans 3 écoles d'excellence (*) pour permettre à mon objectif lune de se réaliser avec les meilleures armes possibles ...
Une fois mon diplôme en poche, je souhaite créer ma société. 
Et du coup en t'annonçant ça, je me sens comme Tigrou dans Winnie the Pooh.
Je sautille à la vie, à l'avenir, à toutes ces rencontres que je vais pouvoir faire qui vont m'enrichir et m'aider à porter mon projet !!!

Je te rassure Communauté, je n'ai pas pris ce matin un bain de naïveté, j'ai simplement décidé de mettre toute mon énergie au service d'un projet qui présentera ses folles joies et ses affres mais pour l'heure je ne suis qu'excitation et détermination ...
Demain soir, quand je quitterai mes fonctions (#Président !!! Président !!! Président !!!), commencera "le premier jour du reste de ma vie" (accompagné d'une verre de rosé Bio), j'y mettrai tout mon cœur, je penserai à Marguerite qui n'a jamais abandonné son projet professionnel, n'a jamais renoncé à faire mieux et autrement, pour elle et pour les autres et je sais qu'elle sera à mes côtés pour m'encourager elle aussi. #pluiedeGrâces.

Si vous souhaitez échanger avec moi sur ce vaste sujet qu'est la Nouvelle Vie n'hésitez pas à me laisser un petit ou loooooooong commentaire à la suite de ce billet (ou par mail), je suis riche de vous, de vos expériences, de vos avis, de vos questionnements, de vos soutiens !

Et maintenant à l'attaaaaaaaaaque !



(*) ESCP Europe, ESSEC, CELSA.

vendredi 12 mai 2017

Marguerite...

J'étais encore étudiante en philosophie à Reims lorsque j'ai rencontré Marguerite.
Elle arrivait de je ne sais où, avec sa petite guinde dans laquelle elle déplaçait visiblement sa maison. A l'époque Marguerite se déplaçait là où la vacation et la vocation la poussaient.
Venue prendre un poste d'enseignante en philosophie au lycée Saint Joseph où je prenais moi même mes fonctions de maîtresse d'internat, nous nous sommes vite mises d'accord sur notre amitié.
Son accent de duchesse m'a d'emblée séduite et sa connaissance philosophique impressionnée. Je terminais moi-même, en parallèle de mon petit boulot à Saint Jo, une maîtrise de philo. Nos discussions allaient bon train et elle m'aidait à relire ce que je produisais.



La joie, le questionnement, l'enthousiasme, c'était ça ma Marguerite.

J'avoue cependant qu'ayant vite identifié des codes et modes d'éducation qui n'étaient pas tout à fait les mêmes que les miens, je surveillais mon verlan et mes mots d'argot...
Les mois ont filé, l'année s'est écoulée et son poste a été repris il me semble par un titulaire.
Nous avons gardé contact, elle traversant la France pour occuper des postes en remplacement, moi finissant par tout quitter pour rejoindre mon Sweety, en banlieue.


Et puis un jour ... nous nous sommes perdues de vue.


Mais un beau soir, tandis que nous revenions avec Sweety du théâtre où nous avait traîné celui qui deviendrait quelques années plus tard le parrain chéri de notre Couiny, j'aperçois sur le quai du métro MA Marguerite.
Elle grimpe dans la rame et nous voilà comme en quarante à nous jeter des bribes de vies et échanger nos 06. Quelle joie !

Nous allons nous revoir échanger, sur la foi, la philosophie, les hommes, nos hommes, nos métiers, ses frères et sœurs, son Morbihan.
Elle se marie enfin et donne plus tard naissance à une petite fille.
Nous parvenons à entretenir notre belle amitié, rieuse et amusée.
Son emploi ne la satisfait pas, elle souhaite se remettre à sa vocation, l'enseignement.
Elle se remet donc au travail et prépare l'agrégation de Philo.  Elle me fait beaucoup rire, en me racontant qu'elle s'isole parfois dans un petit couvent à Paris où elle est accueillie pour travailler quelques heures dans une alcôve, bien au calme, où finalement elle s'endort !

Et puis un jour de merde, elle me laisse un message sur ma boite vocale, en me disant qu'elle a des petits soucis de santé, qu'il faut qu'on déjeune ensemble un midi.
Elle arrive, le soleil avec elle, elle porte un petit foulard sur la tête, elle me raconte.

Je la quitte en serrant les dents pour ne pas pleurer devant elle, je décide surtout que je vais être là pour qu'elle ne lâche rien et soit convaincue qu'elle va gagner la bataille.
Les mois, passent, les chimio aussi. Nous passons plus de temps ensemble, le midi nous déjeunons au Coppé avant ses chimio quand cela est possible. Je laisse des mots au Seigneur dans le cahier des réclamations de la clinique, où elle se rend pour guérir.
Elle les lit quand elle se rend à la chapelle et cela l'amuse je crois.
Elle va mieux, fête Noël dans SON Morbihan qu'elle aime tant, avec les siens, sa famille, ses frères et sœurs, neveux et nièces.  

Le temps passe, et puis non ça ne va pas mieux. Plus tard, je ne sais plus à partir de quand, le mal attaque ailleurs.
Elle souffre beaucoup, est épuisée et je ne peux plus la voir. Je lui envoie par sms des bouquets de fleurs, parfois même les vôtres. Elle sait qu'une petite communauté sur mon IG la soutient, prières, pensées, bref un soutien qui la touche beaucoup.
Et puis, tout va finalement aller très vite.

J'ai cru à sa guérison, je nous ai vu au volant de ma voiture nous bidonnant et faisant une petite virée sous le soleil comme nous en avions convenu.

Nous avons échangé un dernier message lundi. Je n'ai compris qu'hier que ce serait le dernier.

Je pense désormais à ton époux, ta petite sœur, tes frères et sœurs et surtout je pense à ta petite fille qui va devoir puiser dans la vie et la joie que tu lui as transmis, les ressources nécessaires pour dépasser la peine et sûrement la colère.

Tu peux compter sur moi, Marguerite, pour lui raconter cette version de toi, que j'ai eu la chance de connaître ces 20 dernières années, si la vie m'en donne l'occasion.
Nos rigolades, ta force, ton courage, ta façon de t'adapter en toute circonstance et même cette anecdote que tu m'as un jour racontée et qui m'avait fait tant rire, au sujet de sa "popularité" à l'école ... 
Et puisqu'il le faut, je te dis au revoir Ma chère Fleur et je t'emporte avec moi partout où j'irai traîner mes guêtres ...  
Nous avons bien ri.

vendredi 28 avril 2017

Le coup de jeune ...

Salut la compagnie !

Vous étiez au moins deux à vous demander mais kess qué fou la bibiche à ne jamais venir nous donner des nouvelles sur son blog.

Figurez-vous mes petites cailles que je travaillais sur un concept de lifting assez révolutionnaire ...
Je passais le permis de conduire.
Ouais.
J'ai 18 ans si je veux.
Tu n'imagines pas, comment je me suis sentie jeune et fraîche en croisant tous ces autres vrais jeunes qui passaient avec moi l'épreuve du code et plus tard du permis de conduire.

Les gars, aujourd'hui c'est vraiment plus comme avant. D'ailleurs si tu as passé le permis à l'époque des cavernes où l'on poinçonnait ses réponses sur une grille papier pour les valider, ne lis pas la suite de ce billet, c'est trop de modernisme d'un coup.

J'ai tout eu.
"Limite" (5 fautes au code "passé sur tablette" les jeunes et à la Poste (qui pendant ce temps fait mal son autre travail) et 21points (sur 30 à valider), sachant que le minimum requis était de 20  points pour obtenir le graal). Mais j'ai tout eu.

J'ai bossé le truc comme si je passais un permis universitaire, j'ai même visé la mention.
Je me suis laissée convaincre par le moniteur d'auto école qui croyait en moi comme en un Sébastien Loeb (l'éco conduite en plus). D'ailleurs, j'ai vite prévenu Sweety que j'allais pas conduire, mais piloter.
Je dis pas qu'à ce stade je l'ai convaincu de me prêter le Van, mais un ou deux demi-tours dans la grande cour de la ferme et il me laissera prendre les commandes.

Et puis je sais pas comment te dire, mais passer le permis à 42 ans, ça fait que t'es plus sensible au bruit du moteur, à la souplesse de la direction, au point de patinage et au couinement de la première.
C'est comme ça, l'âge de raison sûrement.
Je connaissais mes vérif intérieures et extérieures par cœur.
Bon j'ai pas réussi à ouvrir le capot le jour de l'examen, MAIS, si j'y étais parvenue, l'inspecteur, je lui aurais appris des trucs. 

Bref, t'imagines pas. La fierté de mes parents que j'ai appelé à 23h00 pour leur dire "je l'aiiiiiiiii", et tous ceux qui depuis des années se demandaient "mais comment tu fais sans permis ?" et qui ont reçu mon sms dans la foulée.
T'imagines pas, les cris de "Liberté ! /IKEA" sur Instagram pour accompagner mon exploit, la liesse de la communauté catholique qui me soutenait depuis la première heure, soulagée du succès de ses prières, mes oncles et tantes, mes frères et mes sœurs enfin rassurés sur mes aptitudes... 

Voilà, c'est fait, JE L'AI MEC.

Ouais, même que maintenant j'attaque la deuxième phase ascensionnelle du lifting, je retourne bientôt à l'école.
On y croit les gars, ON LACHE RIEN !


Je profite de l'aubaine de ce billet pour remercier ERIC mon mono (qui n'est pas abonné à ce blog, le pauvre) sans qui ce billet n'aurait jamais existé, avec qui j'ai bien ri en apprenant sérieusement à conduire. Sans le savoir il aura contribué à une réussite qui va donner à ma vie une nouvelle dimension (#IKEA me voilààààààààààà !). Inc'Allah ! 🙆

#LaRéussiteQuoi


 (source image : internet)
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