25 octobre 2014

1 an !

Ma petite Couiny d'Amour,
Nous y sommes, tu as un an (et un jour ...une vilaine gastro familiale a quelques peu bousculé notre planning).
Comme le temps a passé, vite, si vite ! et quelle joie de t'avoir avec nous. Avec toi, nous sommes au complet, une grande famille, celle que je voulais sans le savoir vraiment.
Ton sourire en toutes circonstances nous a plus d'une fois rassuré, tes progrès en un mois sont fous, tu as quatre dents, les plus belles du département.
Tu te marres, rien qu'en entendant prononcer le prénom de ton frère et tu es très aimée de tes deux aînés (à condition que tu ne fasses pas trop de bruit !).
Nous te souhaitons un très joyeux anniversaire mon petit chou et nous en profitons pour te redire que nous t'aimons, comme des fous !
(STP : fais nous une gentille adolescence. Merci. Papa et Maman.)








22 octobre 2014

Un dimanche au Luco ...

Pour redonner à ce blog un peu de poésie mais revenir aussi sur un peu de notre "intimité" (la partie la plus noble de cette dernière rassure toi...), je vous laisse en ce mercredi d'automne avec quelques photos de notre très belle journée de dimanche au jardin du Luxembourg où nous avons pique-niqué avec les enfants et profité d'un soleil magnifique !
Pour la première fois et en famille donc, nous avons également mis les pieds au Panthéon, c'était vraiment très chouette !






  En exclusivité pour toi, une "varisoule" (qui nous a bien saoulé)...






Il m'a semblé primordial d'immortaliser cette paire de jambes en totale inactivité (ça a dû durer 5 minutes, pas plus, t'inquiètes ...)






et voilà ! Entre parenthèses, les enfants ont adoré l'expo Hyper Nature sur les grilles du Luco...si tu sais pas quoi faire de tes petits pendants les vacances ...

21 octobre 2014

Intimité ...

Autre titre : "Hier, j'avais posé un RTT".
 
On imagine toujours assez mal une mère de 3 enfants poser une journée entière pour se prendre du bon temps.
Soit les raisons sont administratives, soit elles sont médicales (je te fais un raccourci exprès).
Pour le cas présent, j’avais posé « ma » journée pour honorer un rendez-vous dans une clinique parisienne, afin d’effectuer des examens un peu « olé olé ».

Arrivée à 14h30, (pour un examen prévu à 15h et une sortie à 18h00) j’ai attendu dans le "hall d'attente", avec d’autres patients, qui comme moi, ont pu profiter de la conversation téléphonique d’une dame qui sortait justement de consultation.
Elle évoquait sans l’ombre d’une réserve et tour à tour sa pneumonie, son diabète, son embonpoint "qui lui permettrait de tenir sur ses réserves", « le tuyau » qu’il faudrait selon le chirurgien « rétrécir juste avant l’estomac » et la fréquence de ses repas quotidiens ...J'en étais là de la conversation, quand l’infirmière m’a appelée pour me signifier mon tour.
Elle me montre alors ce qu’allait être ma chambre (un fauteuil) et mon vestiaire (un placard branlant, muni d’un coffre qui ne pouvait pas même contenir mon sac à main).

Une « chambre » prévue pour accueillir jusqu’à deux patients, équipée à cet effet d’un petit rideau. Paye ton intimité, me dis-je alors, quand, 10 minutes plus tard ma camarade de chambrée débarque.
Se sentant sans doute comme dans un écrin d’intimité, à son tour, elle déballe à l’infirmière une bonne partie de sa vie.
Rescapée de la Shoah, elle souffre depuis peu d’un glaucome « qui a failli lui coûter la vie » et vient elle aussi visiblement faire un examen « olé,olé », le même que le mien.
Allongée sur mon fauteuil, derrière le rideau qui nous sépare, je tente en vain, par pudeur, de signifier ma présence en agitant les pieds... C’est sans compter sur les effets du glaucome.

Au comble du supplice, un infirmier  me sort de là en m'accompagnant au bloc où, grâce à une anesthésie générale je vais pouvoir dormir tout mon soûl, une heure d’affilée, sans craindre d’être réveillée (le kiff pour une mère de 3 enfants en bas âge).
Une heure plus tard à peine, en salle de réveil, le bruit de pets monstrueux me sort de ma torpeur. C'est un choc.

Là, dans une pièce assez modeste, nous sommes 3 à être venus visiblement faire le même genre d’examen « olé,olé ».
Tranquille, baignant dans cette atmosphère surréaliste, j'aperçois un infirmier qui nous fait écouter un morceau de Génésis, massacré par le bruit de ces pets incessants et de plus en plus nombreux.
Le voile de satin qui maintenait jusqu’alors, dans le secret, l’état de nos intestins et œsophages, s'est définitivement envolé...

Enfin consciente de ce qui était en train de m’arriver, j’ai retenu tout ce que j’ai pu, demandé au DJ un morceau de Nina Simone (un peu pour couvrir le bruit) et j’ai chantonné pour me donner de l’importance, genre « il est bon ce morceau » #fineconnaisseuse.
Puis, de retour dans mon « vestiaire/chambre/toilettes » j’ai mis le paquet pour me rhabiller et faire bonne figure auprès des infirmières. J’ai gobé ma collation et j’ai ensuite prié pour que ma colocataire ne soit pas revenue avant que moi-même j’ai pu quitter la pièce commune. J’avais fait une rapide estimation de l’état de son périnée, compte tenu de son âge et de l’état du mien après 3 grossesses.

Bref, à 17h15 on m’appelait un taxi et j’étais en route pour la maison, serrant les fesses autant que possible.
Depuis ce grand moment de solitude, j’ai comme un peu relativisé sur la question de l’intimité et sur la notion pudeur.
#payetoncomingoutdepetoman.

16 octobre 2014

Comme je vous aime ...


Ce matin je quitte la maison. En paix.

Pas de dispute avec les petits qui se disputent entre eux. Je déplie la poussette pour Sweety qui emmène nos trois lapins, respectivement, à l’école et à la crèche.

Hier, en partant un peu précipitamment, j’ai oublié de faire coucou à Fouiny, qui me le demande, un matin sur deux. Le rituel s’installe : il se poste derrière la fenêtre et agite sa petite main jusqu’à ce que je tourne au coin de la rue.

Hier matin, la tête déjà ailleurs, je sors de l’immeuble,  jette la poubelle dans le container resté sur le trottoir et je file…

Sur le chemin, presqu’arrivée au bureau, je passe devant des fenêtres.

Une sensation de vide, ou d’oubli m’envahit. Je me rends alors compte que j’ai oublié de faire signe à Fouiny.

Il  a dû me guetter, derrière la fenêtre, cherchant à percevoir ma silhouette dans le petit matin encore teinté de la nuit, cherchant à voir mon signe de la main et mes baisers soufflés.

J’y ai pensé plusieurs fois dans la journée et je me suis dit qu’il devait être un peu triste de ne pas avoir eu sa poignée de baisers soufflés. Il faudra penser à m’en excuser le soir.

Finalement, le rythme étant bousculé, ce n’est que ce matin que je lui dis. Surpris, il répond que lui-même n’y a plus pensé et ne s’est pas mis à la fenêtre. « Quand est-ce que tu t’en es rappelée ? » me demande-t-il alors.

-«Quand j’étais au bureau … ». Son visage s’empreint d’une grande satisfaction, presque un soulagement. Il me fait un grand sourire comme pour me dire « alors tu penses toujours à moi » …

Je l’embrasse et sans attendre, je lui dis à mon tour : « tu vois, je pense à toi, tout le temps », puis je claque doucement la porte d’entrée, dévale l’escalier, déplie la poussette, jette le sac poubelle, traverse la rue et sur le trottoir d’en face, je m’arrête, envoyant petits signes de la main et baisers soufflés à mon petit garçon qui s’agite de tout son corps, derrière la fenêtre…

Comme je vous aime mes enfants.
 
 

14 octobre 2014

Ma vie est un conte de fée ...

au regard, du moins, de cette conversation entendue bien malgré moi ce matin sur la ligne 13 ...

Deux ados : une jeune fille blonde, sans aspérité, un jeune homme brun gominé à mort. Les deux ont environ 15 ans.
La jeune fille (qui ne semble converser qu'en mode "ralenti") :
 
-Han hier soir chui rentrée avec une heure de retard, j'te dis pas comment ma mère elle m'a niquée...
En guise de réponse, le gamin marmonne un truc inaudible, donc.
 
La jeune sans aspérité reprend :
-Alors, t'a ramené ton caleçon ? (à ce stade je cherche du coton pour mettre dans mes oreilles, j'ai peur que l'adolescence soit une maladie contagieuse et chez nous en ce moment on a déjà la "varisaoule").
-Ha nan j'ai oublié, répond le gamin un peu déçu.
-Ben ch't'ai dit, si tu m' ramènes pas ton caleçon, ch'te prête pas ma bague, assène la gamine.
-... répond le gamin, toujours en mode inaudible.
-Aujourd'hui j'ai réunion, tu m'attendras à la cafet hein.
La jeune fille reçoit alors un appel.
-Ouais, t'as trouvé ? Ouais. Nan faut pas qu'il soit trop chargé, parce qu'après j'ai réunion, des DELEGUES.
 
Là, je manque de m'étouffer avec mon étole.
 
Elle explique au gominé :
-C'était Machine. Elle a trouvé une copine qui a un joint, mais bon, j'ui dis qui faut pas trop charger,  parce que faut pas que je sois foncedée pour la réunion de DELEGUES, quoi.
 

Hier soir dans le sac de mon petit de 7 ans j'ai trouvé un flingue en plastique (qu'on lui interdit bien évidemment d'emmener à l'école), visiblement il n'a pas réussi à l'échanger ... avec le slip d'un autre.
 
Merci Marie, de veiller sur mes enfants quand je ne suis pas avec eux.
 
Sans déconner.